Entre autres et dans un certain désordre, on reconnaîtra (ou pas) : Marilyn Monroe (Let’s Make Love, Some Like it Hot, Gentlemen Prefer Blondes…), Gene Kelly (An
American in Paris, Singing in the Rain, Brigadoon), Arletty (elle est là au titre de copine), Mae West, Judy Garland (Ziegfeld Follies), Maurice Chevalier, Barbra
Streisand (Hello, Dolly !, Funny Girl), Shirley Temple,Oklahoma,Paint Your Wagon, Julie Andrews (Mary
Poppins), Jeanette McDonald (Love Parade), Angela Molina (Las cosas del querer), Michelle Pfeiffer (The Fabulous BakerBoys), Catherine Deneuve et Françoise Dorléac (Les Demoiselles de Rochefort), Ella Fitzgerald (copine aussi),L’étrange Noël de M.
Jack,South Pacific, Fred Astaire, Ginger Rogers, Audrey Hepburn et Rex Harrison (My Fair Lady),42nd Street.
Ci-dessous le ballet « Girl Hunt » de Michael Kidd, le meilleur chorégraphe d'Hollywood, pourThe Band Wagon de Vincente Minelli.
Ce mix est composé de musiques de plusieurs films de Carpenter : Halloween,Assault onPrecinct 13,Escape from L.
A.,Dark StaretThe Fog. C’estHalloweenqui, à tous égards, domine. D’abord parce que sa BO est superbe (celle
deThe Fogest pas mal aussi), ensuite parce que c’est le film le plus élaboré de Carpenter (scénario pourtant très simple, mise en scène épurée), le plus visuellement beau
(écran large, belles lumières, beaux travellings dans une petite ville quasi déserte en automne). Jamie Lee Curtis est divine, absolument di-vi-ne en adolescente un peu coincée (à la fin, dans un
placard, elle le sera beaucoup, coincée – mais chut). Par contre, Donald Pleasence est en pilotage automatique, mais on s’en fout. Halloweenest le chef d’œuvre de Carpenter en même temps qu’un chef d’œuvre du film d’horreur. Son caractère minimal, son étirement (la terreur y est littéralement distillée) y
sont pour quelque chose.
Les musiques – synthétiques et archi simples – de Carpenter sont utilitaires, destinées uniquement à intensifier, voire à créer l’angoisse. Elles font corps avec ses films, s’y incrustent, sont
répétitives... à mort. Les mixer est un régal (les sampler aussi, paraît-il) parce qu’elles véhiculent presque intégralement l’esprit, l’atmosphère des films. Au point que j’ai eu un peu
l’impression de mixer des images.
Le CD d’Halloweendont je me suis servi est la « Special edition 20th Anniversary » Varèse Sarabande, qui comporte d’assez nombreux dialogues, hurlements de terreur,
respirations sifflantes, râles d’agonie et autres délicieux borborygmes.
Le CD (Varèse Sarabande encore) de Dark Star, film de SF ultra fauché, à la fois audacieux et amusant (Carpenter en parle, dit-on, comme d’un « En attendant
Godotdans l’espace » !), est une curiosité puisqu’il contient la presque totalité du film – musique, son, dialogues – dans l’ordre de son déroulement. Ne manquent que les
images, évidemment, sinon ce serait un DVD ! J’ignore d’ailleurs si ce DVD existe en zone 2.
On remarquera (moi j'admire), à la fin de la séquence d'ouverture ci-dessus, l'attitude quasi hiératique
et pas du tout réaliste des personnages. L'enfant est figé, le couteau sanglant à la main, il regarde la caméra,
et les parents de part et d'autre regardent Michael sans aucune expression, immobiles. C'est de l'Antique.